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CLIMAT GÉNÉRAL : optimisme général après une année record
OPÉRATIVEMENT : hausse temporaire possible des taux dans la première partie de 2020 de manière à générer des prises de bénéfices potentielles sur les bourses (environ 2,5 %-3 % du billet de 10 ans en tenant compte de l’anticipation d’un rendement du dividende du S&P 500 d’environ 2 %) et à amener les banques centrales à intervenir à nouveau
ÉVÉNEMENTS : se concentrer sur la signature et le respect par la Chine de l’accord de premier niveau avec les États-Unis. Au cours du premier semestre 2020, l’accent sera mis sur la longue campagne électorale en vue des élections présidentielles américaines de novembre.

CONTEXTE GÉNÉRAL

L’année touche à sa fin et il est temps de réfléchir à la nouvelle année. Comme cela arrive souvent à cette étape de l’année, les ” horoscopes ” sont gaspillés. Essayons de mettre quelques pieux pour essayer de fournir quelques repères de méditation pour accompagner les festivités. De simples réflexions, sans avoir l’ambition d’avoir la vision parfaite, comme semble le suggérer le chiffre de l’année prochaine, à savoir 20/20, qui représente pour le monde anglo-saxon le score maximum attribuable à la vue.

Première réflexion. En fin de compte, le marché Usa-China était, du moins en paroles. Et c’était suffisant pour déclencher le rallye à la fin de l’année. En toute honnêteté, comme l’indique le rapport précédent, j’attendais que les Chinois tentent de faire traîner les négociations jusqu’à leur réveillon. Au lieu de cela, l’accord est venu, bien qu’avec quelques ajouts “chinois”.

Les dernières nouvelles indiquent que la Chine signera l’accord non pas par l’intermédiaire de son président (qui ne se rendra pas à Davos fin janvier) mais par celui de son vice-premier ministre, qui se rendra exprès aux États-Unis début janvier. C’est peut-être une façon de montrer clairement que la Chine attache peu de poids à cet accord et qu’elle ne le respectera probablement pas en partie.

Deuxième réflexion. Le consensus, qui l’an dernier avait prédit la fin de la longue tendance baissière des taux, imaginant au moins deux hausses de la Fed et poussant même dans certains cas à ressusciter des manœuvres du passé (comme le twist des opérations), a renoncé cette année. L’hypothèse est que, à l’heure actuelle, les taux sont destinés à rester bas. Les formules souvent citées à cet égard sont : ” faible pour plus longtemps ” ou ” faible pour toujours “. Avec des taux bas, les attentes deviennent extrêmement optimistes, comme l’indique l’indicateur Fear&Greed de CNN. L’autre conséquence logique est que le meilleur endroit pour investir est dans les actions, pour lesquelles les attentes moyennes à la hausse sont d’environ 5% en termes de S&P 500.

Troisième réflexion : le retournement redouté de la courbe des taux américains (sur le segment des 2-10 ans) s’est finalement produit pendant l’été. Mais, face à une tendance haussière imparable des marchés boursiers, le pauvre Laocoon (alias la courbe des taux), qui tente de mettre en garde les opérateurs contre le fameux cri ” timeo danaos et dona ferentes”.

Troisième réflexion. Sommes-nous d’accord avec cette vision ? Pour le savoir, passons à la partie opérationnelle (avec une extrême humilité et modestie).

OPÉRATIVEMENT

Je commence par les blaireaux, à mon avis l’objectif est d’essayer d’esquisser un scénario avec une dose d’erreurs tolérable.

Depuis plusieurs années, je marie l’hypothèse d’une tendance primaire à la baisse des taux, avec des phases haussières temporaires (mais parfois pas très courtes). Les raisons sont nombreuses mais, à mon avis, deux sont les principales : 1) la tendance technologique qui a réduit drastiquement les coûts de production grâce aussi à une délocalisation généralisée ; 2) la tendance démographique, qui traverse une phase aiguë de vieillissement des principales économies développées.

S’il est juste de supposer une tendance baissière primaire, la tâche la plus difficile est d’éviter les phases haussières temporaires, surtout lorsque derrière le temporaire devrait se cacher quelques mois. Par rapport au consensus, la principale différence se situe probablement ici. Je fais référence au poids plus important accordé à l’impact qu’une phase de hausse accentuée des taux pourrait avoir et qui pourrait affecter les premiers mois de 2020 (ou peut-être une bonne partie du premier semestre). La cause pourrait être les facteurs suivants :

Les banques centrales sont en train de réviser le cadre de la politique monétaire : c’est ce que font la BCE (avec une échéance avant fin 2020) et la FED (échéance mi 2020). Parmi les changements, on note la redéfinition de la cible d’inflation, afin de faire croire qu’un important mouvement à la hausse pourrait être toléré. Lagarde est même allé jusqu’à affirmer qu’il pourrait être opportun de prendre en compte les anticipations d’inflation des consommateurs (dont on sait qu’elles sont plus élevées que celles du marché) au point de supposer une révision de la définition de l’inflation également, sans exclure une plus grande inclusion du secteur immobilier. En d’autres termes, l’intention semble être la suivante : suggérer que, face à une hausse des prix même supérieure aux 2 % fatidiques, les banques centrales ne seraient pas alarmées (du moins dans un premier temps). Traduit : une façon de pousser les taux à la hausse, en essayant d’effacer les signes les plus faibles dans la zone euro, surtout sur le long terme, en induisant également un mouvement bénéfique de la courbe (plus raide) pour le système financier dans son ensemble.
Les attentes d’une amélioration du commerce mondial induite par :

la signature de l’accord de premier niveau entre les États-Unis et la Chine
l’arrivée de nouveaux plans de relance budgétaire, comme celui du Japon (dès la nouvelle année fiscale), le plan vert que Lagarde a inclus dans son manifeste inaugural, ainsi que la tentative éventuelle d’un nouveau plan de réduction d’impôts par l’administration Trump, plus axé sur les consommateurs

Ces facteurs pourraient conduire le taux du Trésor à 10 ans dans la zone 2.50%-3% entre le premier et le deuxième trimestre de l’année prochaine, tandis que dans le même temps, le bund allemand pourrait sortir du monde à taux zéro et revenir dans la zone 0.35/0.50. Tout cela dans un contexte de courbes de plus en plus raides.

La hausse des taux d’intérêt pourrait, dans un premier temps, être saluée comme la preuve que quelque chose bouge réellement dans une direction positive pour l’économie, comme le soulignent certains indices leaders de la zone euro et, en particulier, le résumé offert par l’indice surprise, tout au plus depuis février 2018. Dans un monde caractérisé par des portefeuilles de grande durée et des marchés boursiers qui atteignent des sommets historiques aux États-Unis, même une augmentation d’ampleur marginale pourrait à un moment donné déranger les marchés boursiers. Le niveau pourrait être de 2.50/3% du Trésor à 10 ans. Pourquoi ce niveau ? Dans un contexte où le rendement des dividendes sur l’indice S&P500 devrait se situer autour de 2 %, le niveau de taux de 2,5 % à 3 % mentionné ci-dessus se traduirait par un ratio taux de rendement des dividendes au plus haut des cinq dernières années, ce qui pourrait déclencher des prises de bénéfices sur les cours boursiers.

La baisse des prix de catalogue pourrait également être induite par une Chine moins amicale qu’elle n’apparaît maintenant à la veille de la signature de l’accord de premier niveau, puisqu’elle n’a pu respecter ses engagements écrits que dans une mesure limitée, probablement sous une forme vague et facilement contournable.

Cependant, la baisse des prix pourrait alerter les banques centrales, en particulier la Fed qui s’inquiète de l’impact possible en termes d’effet de richesse et l’inciter à revenir sur le terrain non seulement en baissant les taux, mais surtout en transformant l’actuel non-QE en un véritable QE non plus centré sur les bons mais sur les t- notes sur le secteur 2-5 ans. Ceci afin de stimuler l’effet bénéfique de la pentification et en même temps donner la perception qu’il s’agit d’une liquidité permanente atteignant le marché. De cette manière, la FED pourrait être contrainte d’agir sous la pression des tensions persistantes sur le marché des pensions.

La BCE, pour sa part, pourrait progressivement transformer l’EQ en un ” EQ vert “, en définissant une fois de plus avec précision la ” taxonomie “, c’est-à-dire la classification des critères nécessaires pour déterminer ce qui doit être considéré comme financièrement vert et donc digne des achats de l’Institut.

L’intervention des banques centrales pourrait donc rétablir la tendance primaire à la baisse des taux d’intérêt et, par conséquent, soutenir à nouveau les listes d’actions qui, dans le cas des États-Unis, pourraient également être soutenues par des rachats, étant donné la forte corrélation de ces derniers avec le niveau absolu des taux.

En bref : une année 2020 potentiellement caractérisée par une courbe complexe à affronter, sous forme de hausse temporaire des taux et de nature à induire une baisse des cours des actions avec un stimulus ultérieur pour le retour des banques centrales, la FED en premier lieu. Une courbe qui peut être placée sur le premier semestre de l’année.

Antoine de voyante.ch à votre service

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